Auteur Sujet: [13 Janvier] Promenade aux Marquises  (Lu 314 fois)

[13 Janvier] Promenade aux Marquises

« le: 06 janvier 2018 à 17:58:55 »
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VTA140-Philippe Grimbert

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Ia orana i te matahiti’api 2018, Bonne Année 2018 !

Pour ce premier vol de l’année, nous vous proposons une promenade aux Marquises sur les traces d’une belle légende Marquisienne.
Sur une idée originale de Patrick-VTA094, je lui laisse donc la parole pour vous présenter la…

Légende de la danse de l’oiseau, Hakamanu.

L’Archipel des Marquises fourmille de légendes, à preuve, selon la légende, les Marquises forment le faré du dieu créateur Atea.
Une de ces  grandes légendes Marquisiennes raconte l’histoire de Tahiatemata,  sœur d’un chef des îles Marquises qui refuse de mourir. Un pêcheur recueille sur la plage une forme humaine, un fils en naît, grandit et se fait capturer. Pour le sauver la mère livre son secret: Te Hakamanu, la danse de l’oiseau.

La légende :

Dans la vallée de Hatiheu à Nuku Hiva, Tahiatemata la sœur du grand chef des Taipi vient de mourir. Toute la tribu s’est réunie pour célébrer solennellement les funérailles. Chacun sait que l’esprit d’un défunt dispose de trois jours pour quitter définitivement son corps. Ce délai est mis à profit pour rappeler tous les plaisirs de la vie. C’est ainsi que le dernier jour, la belle jeune femme choisit d’exécuter le Hakamanu, la danse de l’oiseau.


Lorsque la dernière note du Hakamanu s’éteint, l’esprit de la belle s’envole sur un rayon de soleil.
Comme toutes les âmes des habitants de la Terre des Hommes, celle de la danseuse part vers le cap Kiukiu, au couchant de l’île de Hiva-Oa.

Dans la baie de Puama’u, à Hiva-Oa, Hi’imoana, un jeune pêcheur assis sur un rocher, voit se dessiner sur le sable une image de plus en plus nette :
Une forme humaine !
A la manière d’un oiseau qui rassemble ses ailes pour son envol, le jeune homme saisit dans ses bras l’image de sable déposée par la mer.
C’est une femme merveilleuse ! Il la porte à son ha’e (sa maison), la baigne et lui porte les fleurs les plus rares.
Déjà, il sait qu’il l’aime… Bientôt un fils va naître et grandir aux côtés de Hi’imoana et de la femme étrange. Ils vont l’appeler Poena’iki.
Quelquefois, la mère raconte à son enfant l’histoire de sa famille qui règne à Nuku-Hiva dans la vallée de Hatihe’u, sur le peuple de Taipi.

Poena’iki a dix ans. Curieux de connaître le berceau de ses ancêtres, il décide de se joindre à un parti de jeunes guerriers de Puama’u
pour une expédition de chasse à l’homme le long des rivages de la lointaine île rivale. Hélas, les navigateurs manquent d’expérience.
Ils tournent autour de Nuku-Hiva, abordent au mauvais endroit, se font prendre et manger par les hommes de Hatihe’u. Seul le jeune garçon est épargné,
mais on le jette dans une fosse à ma (fruits de l’arbre à pain fermentés et conservés dans un trou).
Un minuscule orifice, juste assez large pour la bouche et le nez, lui est laissé entre les pierres…
Le pauvre enfant se lamente sans cesse, criant son nom et celui de sa mère avec désespoir.

Un rite particulier:

Un jour, un grand toa (un guerrier) tend l’oreille aux lamentations du prisonnier et croît reconnaître le nom de la sœur de son chef, morte depuis longtemps.
Il courut vers le chef, le hakaiki.
– Uhutete, as-tu autorisé quelqu’un à porter le nom de ta sœur défunte ?
– Bien sûr que non ! Pourquoi ?
– Je l’ai entendu prononcer par le jeune captif. Il prétend que c’est sa mère.
– C’est impossible ! Qu’on aille le chercher !
Le toa exécute l’ordre et amène Poena’iki
– Si tu es le fils de cette femme, tu dois reconnaître son corps.
Deux hommes robustes apportent la pirogue dans laquelle gît le cadavre desséché et le présente à l’enfant.
Celui-ci, éperdu, reconnaît sa mère dans la vaka tupapa’u, la pirogue cercueil.
– Alors, dit le chef Uhutete, si cette femme qui à ma connaissance n’a jamais enfanté est ta mère, elle a du t’enseigner un rite particulier
qu’elle seule était en mesure d’exécuter.
Poena’iki ne sait pas ; sa mère ne lui a rien révélé de pareil. On le remet dans la fosse.

Pendant ce temps, à Hiva-Oa, dans la vallée de Puama’u, les parents s’inquiètent du sort de leur fils et le père décide de partir à sa recherche.
Alors, Tahiatemata, sentant le moment venu de dévoiler sa vraie nature, raconte :
– Je suis une âme errante. Je n’ai pas accepté en son temps d’aller rejoindre les autres kuhane dans le havaiki des morts, j’aimais trop la vie !
C’est pour cela que tu m’as trouvée sur la plage. Avant que tu ne partes chercher notre fils, je vais t’enseigner le Hakamanu.


Moi seule en connais les gestes et la grâce qui en est capable de plonger les hommes et les femmes dans le plus grand émerveillement.
C’est ce qu’elle fait. Et Hi’imoana, plus amoureux que jamais, part pour l’île de Nuku-Hiva sans savoir qu’il ne reverra plus jamais Tahiatemata vivante.
Vaste est l’océan pour l’homme solitaire…La voile et la pirogue unissent longtemps leurs efforts pour mener le pêcheur jusqu’à la baie de Hatihe’u.

Une feuille de ‘auti brandie en signe de paix, il arrive devant le haka’iki. Uhutete lui présente le corps desséché dans le vaka tupapa’u et lui dit :
– Tu prétends que ma sœur morte est ta femme. Tu affirmes être le père du prisonnier.
Prouves-le !

Hakamanu, la danse de l’oiseau:

Hi’imoana, brisé d’émotion mais fort de son secret, demande qu’on libère son fils et que l’on convoque les femmes qui chantent le hakamanu.
A Hatihe’u, sur le grand tohua (place publique) de Hikoku’a, les voix entament la mélopée, et le père exécute avec la justesse et la grâce
enseignée par sa femme, la merveilleuse danse de l’oiseau devant l’assistance médusée.


Qu’on apporte à manger à mon neveu et à mon beau-frère ! parvient seulement à dire Uhutete…
La nuit était maintenant tombée sur la baie de Taiohae.
Teikikeuhina, le chef de danse, se leva du paepae Pikivehine (terrasse en pierres sèches sur laquelle la maison était bâtie),
pour rejoindre les tambours et les danseurs qui l’appelaient.
Il avait entendu Mokohe la frégate, il allait faire renaître la danse légendaire.

De Nuku-Hiva à Ua-Pou, de la pirogue des jeunes guerriers à la pirogue cercueil, entre le
monde des vivants et des morts, la danse de l’oiseau c’est la danse de l’amour et de la vie sur la Terre des Hommes…

Vol proposé:

Calqué sur les lieux énumérés dans la légende, ce vol va permettre aux pilotes de survoler, voire se poser, sur des îles de l’archipel des Marquises.
Le départ est fixé sur l’aéroport de Nuku Hiva. Le premier cap à prendre va nous mener à Atiheu.
Le survol de cette bourgade effectué, le point suivant est la Baie du Contrôleur avec le survol du village de Taipivai,
principal village de la province traditionnelle de Tai Pi.


Le point suivant n’a pas de rapport avec la légende du Hakamanu, il nous donnera juste l’occasion de nous poser à Ua Pou,entièrement retravaillée par Alain!   ;)
Le but de cette manœuvre sera de se poser, de remonter la piste, de faire demi-tour devant le terminal, de s’aligner et de redécoller dans la foulée.
Une sorte de « Touch-and-go ».
Pour rallonger un peu la route, nous effectuerons un tour de Ua Pou en sens horaire, avant de mettre le cap sur Hiva Oa.


Le vol sur Hiva Oa but de notre voyage survolera les lieux suivants:
En premier lieu la Vallée de Puama’u, puis la direction de Mahoe et enfin la Pointe Kiukiu.
L’atterrissage étant bien entendu fixé à l’aéroport d’Atuona avec le survol de la Baie des Traîtres.
Néanmoins, nous ferons un passage le long de la plage de Ta’aoa, afin de saluer quelques amis !       ;)

Vol:
VFR environ 180NM

Appareil:
Max  Twin-Otter /Beech200 (Air Archîpels, bien sûr!    ;) )

Les cartes

Comme d' habitude, si aucune position ATC n'est ouverte à votre connexion, rdv sur TS2, serveur cc.ts.ivao.aero canal VTA_CC. 

Le fil de discussion

Vous remarquerez que les 3 installations fréquentées par ce vol ont fait l’objet de superbes scènes que notre ami Alain a offert aux pilotes VTA
et que vous pouvez télécharger dans le Crew Center VTA ;)

En espérant vous retrouver nombreux aux Marquises…
Un grand merci à Patrick "Truck"-VTA094 pour cette idée originale et cette belle légende Marquisienne !
        Philippe.     ;)

« Modifié: 11 mars 2018 à 11:42:17 par VTA140-Philippe Grimbert »
Il est beau mon Beech1900D!!!